Tribune 22 février 2021

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Étiquettes : , Chemins d'Espérance, maisons de retraites en France

Chers amis(es),

L’association Chemins d’Espérance s’associe aux inquiétudes des Églises chrétiennes concernant le projet de loi confortant le respect des principes de la République, dite « contre les séparatismes ».

Dans le projet de loi à l’étude confortant le respect des principes de la République dite loi « contre les séparatismes », nous, association Chemins d’Espérance, nous inquiétons de l’adoption en première lecture de l’article 6 qui concerne toutes les associations loi 1901. Cette inquiétude est partagée par les représentants des Églises catholique, protestante et orthodoxe, qui ont co-signé une tribune faisant part de leurs craintes sur les dispositions de cette loi.

« Quoi qu’il en soit des intentions, ce projet de loi risque de porter atteinte aux libertés fondamentales que sont la liberté de culte, d’association, d’enseignement et même à la liberté d’opinion », insistent les signataires, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France (CEF), le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF) et le métropolite Emmanuel Adamakis, du Patriarcat œcuménique en France.

La mesure phare de ce projet de loi vise à lier les associations qui sollicitent des subventions au respect d’un « contrat d’engagement républicain » qui comporte d’importantes ambiguïtés. N’étant pas suffisamment précisé, cet article laisse en effet place à des dérives certaines.

Lors des débats, certains députés et représentants du gouvernement ont notamment émis l’idée que ce nouveau principe pourrait interdire de facto de subventionner des associations dont l’identité religieuse est inscrite dans les statuts, ce qui est le cas de notre association.

Notre association Chemins d’Espérance, non lucrative, gère une vingtaine de maisons dédiées au grand âge tout en bénéficiant de financements publics. Ces lieux de vie ont été fondés, depuis des dizaines d’année, par des congrégations religieuses ou des laïcs catholiques avec la volonté commune d’être à la fois ouvertes à tous et particulièrement attentives aux plus démunis. Cette exigence forte nous conduit à accorder, autour des personnes âgées accueillies, une place importante aux familles, aux bénévoles et aux adhérents de l’association dans un climat chaleureux et fraternel.

L’un de nos engagements affiché est celui d’être attentif aux besoins spirituels de chaque personne, dans la liberté de ses croyances ou options philosophiques, et de lui permettre de les vivre jusqu’au bout.

Parce que le grand âge est une étape de vie où les personnes ont souvent le désir de s’ouvrir à une plus grande intériorité, Chemins d’Espérance propose dans ses établissement un accompagnement spirituel adapté à chaque résident.

Tout en respectant la liberté et les croyances de chacun, nous, Chemins d’Espérance, réaffirmons que l’accompagnement spirituel de nos résidents est un élément capital de l’accompagnement des personnes en fin de vie.

Cette liberté n’a jamais été contestée par quiconque jusqu’à présent : nous souhaitons la voir protégée, au nom des principes de droit de la République.

Devant les ambiguïtés du texte actuel et les risques d’interprétation partisane qu’il pourrait ouvrir, nous demandons aux sénateurs et députés de revoir la rédaction de cet article du projet de loi.

Nous comptons sur votre soutien,

Jean-Paul FINOT, Président
Jean-Bernard PRIM, Directeur Général

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