Près de chez vous 20 mai 2020

Jamais sans nos bénévoles!

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Chez Chemins d’Espérance, près de 300 bénévoles sont impliqués dans la vie de nos établissements aux côtés de nos équipes auprès des résidents. Au plus fort de la crise sanitaire du COVID 19, ils ont été nombreux à s’engager à nos côtés. Morhad, Benoit, Ghislaine, Elizabeth, Jeanine et Cécile témoignent de leurs expériences. Une aventure qui se poursuit!

Morhad, bénévole aux Pyrénées (64), pour rester en forme!



“Je suis kinésithérapeute et interviens dans l’établissement depuis plus de 10 ans. Il était pour moi normal d’aider la structure pendant cette situation compliquée pour les soignants ainsi que les résidents. J’ai donc proposé,  en accord avec la directrice, de voir tous les résidents au moins une fois par semaine pour des séances de gymnastique , marche , massage ou une simple visite pendant le confinement en chambre . Pour les soignants, j’ai proposé des massages détentes pour relâcher les tensions et le stress accumulés . Ma participation bénévole est un témoignage de ma solidarité et de mon implication auprès des résidents et des soignants de cet établissement. J’apporte ainsi ma contribution à l’ensemble des solidarités qui se sont manifestées durant cette période si difficile.”

Benoît, bénévole à Notre Dame des Vignes (73), le pouvoir de la musique!


“Je venais de temps à autres à Notre-Dame des Vignes pour garder les enfants du personnel soignant pendant le confinement. J’avais un jour emporté mon accordéon pour distraire les enfants: il s’est d’ailleurs révélé d’un grand secours quand il s’agissait de coucher les enfants pour leur sieste ! Connaissant l’accueil souvent favorable réservé par les personnes âgées à l’instrument, j’ai commencé un après-midi, à l’issue de la garde, à jouer et chanter dans la cour pour les personnes résidentes, alors confinées dans leurs chambres et qui m’écoutaient donc par leur fenêtre. J’ai renouvelé une deuxième fois l’expérience accompagné cette fois au chant et à la guitare par le père Guy Clerc, résident à Notre-Dame des Vignes, depuis le deuxième étage de l’établissement. Il avait même pour l’occasion écrit une chanson sur l’air de “Il faut que je m’en aille” sur le thème du confinement. L’occasion donc de transmettre bien simplement un peu de joie de vivre à nos anciens dont les conditions de confinement étant particulièrement contraignantes.”

Ghislaine, bénévole à Genelle (75), la disponibilité avant tout! 


« Depuis vingt ans je travaille comme psychologue auprès des Petites Sœurs de l’Assomption. Lorsque le confinement a commencé à l’EHPAD de Grenelle, c’est spontanément que je leur ai proposé de l’aide. J’ai donc été mise en lien avec la psychologue de l’établissement, bien surchargée par la mise en place des protocoles, les sollicitations des familles, l’attention au personnel, l’accompagnement des anciens en isolement : le Covid-19 était déjà dans l’établissement et le confinement en chambre venait d’être imposé. J’ai donc accepté d’y aller trois après-midis par semaine sur six semaines au fil du confinement, comme psychologue bénévole pour des entretiens de soutien auprès des résidents. Je dois le dire le confinement en chambre leur était très lourd car il supprime ces petits appuis de relance, il isole des familles ou amis, efface les repères déjà si difficiles à préserver. Une sorte de sidération s’en suit. Puisant à toutes mes formations précédentes en univers hospitalier, m’est venue, pour bien vivre ce moment particulier, la simple disponibilité. La parole y était autre, souvent ouverte par les médiations. Souvent aussi tellement fine et pleine d’une expérience de vie qui me bluffe.  Un passage, une émission télé, un jeu de lettre et hop une attention revient, une contenance se pose face à ce qui se disperse en ceux que je visite et une petite mise en ordre dans leurs pensées arrive. Celle qui permet de franchir les jours, apaisé.  Tous, nous jonglons avec l’inconnu, l’imprévu, et les changements d’organisations au moindre signe de Covid. Mais une grande solidarité est là entre soignants, aides-soignants, responsables du ménage…tous. Tous nous cherchons les ouvertures possibles. »

Elizabeth, Jeanine, et Cécile, en équipe pour veiller! 


Le groupe des “Veilleurs de Buc est né au sein de l’équipe locale du Secours Catholique en réponse au vieillissement de la population. Elizabeth, responsable de l’équipe, témoigne : “Les résidents sont un peu de notre famille, et ce qui les atteint nous touche aussi ! Alors, il fallait bien réagir, et contre toute désespérance participer à la résistance ! De fil en aiguille, se sont constituées : l’équipe des couturières pour confectionner des masques, l’équipe des bénévoles SOS EHPAD pour pallier le manque d’aide-soignants (après formation hygiène), l’équipe des jardiniers pour fleurir le jardin (avec collecte de pieds de plantes vivaces et aromatiques), l’équipe des accueillants pour accompagner les visites des familles. Et l’innovation était au rendez-vous avec les visières réalisées pour les soignants par un ingénieur sur une imprimante 3D à son domicile, ou la réunion Bible en vidéo avec les religieuses confinées ! Jeanine, infirmière à la retraite, est également membre de l’équipe des Veilleurs de Buc: “Lorsque l’on m’a présenté le projet de vie de Chemins d’Espérance, j’ai été emballée ! En cette période de confinement, je mesure encore plus le besoin que j’ai d’être présente auprès de ces personnes âgées si attachantes!”. Cécile  a rejoint l’équipe des Veilleurs de Buc  au plus fort de la crise sanitaire: “Une présence presque quotidienne depuis plus d’un mois maintenant m’a permis d’apprendre le fonctionnement d’un EHPAD, de mieux me rendre compte que la solitude pour les personnes âgées peut être très pesante et angoissante. Quelle que soit leur fonction, tous les salariés  prennent soin des résidents, sont à leur écoute, les dorlotent, alors que leurs conditions de travail ne sont pas toujours optimales et leur métier fatigant. Pour ma part, j’ai toujours plaisir à y aller : le travail se fait dans la joie et la bonne humeur grâce à un personnel avenant et dévoué et des coéquipiers bénévoles très enthousiastes et motivés. Pourquoi ne pas continuer de temps en temps après le confinement ? »

 

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